Une location réussie n’est pas que le fait d’un « beau » logement : le cadre, la météo et l’accès façonnent autant le séjour que la terrasse ou la vue. Ainsi, opter pour la mer, la montagne ou la campagne revient surtout à choisir entre confort climatique, densité de visiteurs, temps de trajet et budget global. Dans les faits, l’été ne se ressemble plus d’une année à l’autre, et les épisodes de chaleur imposent de raisonner avec méthode. Alors, quelle destination colle vraiment à votre façon de vous détendre et à vos contraintes réelles ?
Mer : viser le séjour simple, mais anticiper chaleur et affluence
La mer répond bien aux séjours où l’on veut « tout à portée » : baignade, balades, marchés, activités nautiques, et une organisation souvent légère. Votre objectif est-il de poser les valises et de profiter sans multiplier les déplacements ? C’est la destination idéale ! Et les chiffres aident à comprendre l’attrait : sur la saison d’été 2024 (mai à aout), les hôtels du littoral totalisent 20,2 millions de nuitées, et l’ensemble du littoral atteint 101,1 millions de nuitées, tous hébergements collectifs confondus. D’ailleurs, pour bien cadrer votre projet sans vous disperser, louer avec Odalys Vacances permet de filtrer la zone, les dates et le type d’hébergement selon des critères pratiques (capacité, équipements, proximité des plages), ce qui évite de choisir « à l’aveugle ».

Par ailleurs, la mer impose un point de vigilance très sérieux : la chaleur nocturne, parfois plus pénible que les pics en journée, surtout sur certaines zones méditerranéennes. Faut-il chercher le soleil à tout prix, ou un confort respirable quand les températures restent élevées après 22 h ? Météo-France rappelle qu’une vague de chaleur d’aout 2025 (du 8 au 18 aout) constitue le 51ᵉ épisode recensé depuis 1947 à l’échelle du pays, signe d’une tendance qui pèse sur l’expérience estivale. Dans la pratique, l’arrière-saison (juin ou septembre) limite souvent l’affluence, tout en conservant une mer agréable. La qualité d’un logement se juge alors aussi à l’ombre, aux volets, à la ventilation et à l’exposition.
Montagne : chercher la fraicheur relative et un séjour « actif » mieux structuré
La montagne convient aux voyageurs qui aiment donner une forme à leurs journées : randonnées, lacs, villages, vélo, activités encadrées, et une impression de déconnexion plus nette dès que l’altitude augmente. La fréquentation estivale des massifs (hors littoral) atteignait notamment 44,6 millions de nuitées en 2025, en progression par rapport à 2024, et les campings, comme les hôtels, profitent d’une clientèle étrangère plus présente. Autrement dit, la montagne ne se limite plus au ski : elle devient une option solide quand on veut respirer et bouger.

Cela étant, la montagne ne protège pas de tout : orages, amplitudes thermiques, routes sinueuses et distances peuvent compliquer l’accès, donc le budget. Sur le plan climatique, la recherche de fraicheur n’est pas du tout aisée : la canicule, par exemple, n’y est pas qu’un ressenti, elle correspond à des seuils départementaux fondés sur un indice biométéorologique (IBM) calculé à partir des températures minimales et maximales moyennées sur trois jours. Un hébergement bien placé, avec des activités possibles même si la météo se dégrade, reste le meilleur levier pour garder un séjour confortable.
Campagne : gagner en espace et en calme, tout en maitrisant l’accès et l’empreinte du trajet
Désirez-vous respirer, profiter d’un jardin, cuisiner, télétravailler ponctuellement, ou laisser les enfants jouer dehors sans contraintes ? La campagne sera votre meilleur allié. Elle attire quand l’on veut plus de place, un rythme plus doux et des vacances moins « exposées » à la densité touristique. Les données Insee montrent une dynamique nette : en 2025, les hébergements situés hors littoral et hors montagne totalisent 108,6 millions de nuitées sur la saison d’été, avec une hausse de 5,2 % sur un an, la progression la plus marquée parmi les grands espaces touristiques. Le choix rural n’est donc plus marginal, il répond à une demande structurée.

Dans le cas présent, le critère clé de choix se déplace : le lieu est-il vraiment « loin », ou seulement mal desservi ? Le trajet pèse autant sur le budget que sur l’empreinte carbone : en 2023, les véhicules ont émis 67,4 Mt de CO₂, soit 53 % des émissions de gaz à effet de serre du secteur des transports. Pour objectiver votre décision, le calculateur de l’ADEME compare les émissions selon le mode de transport et la distance, utile pour départager deux destinations proches en apparence. Du reste, la campagne supporte souvent mieux les fortes chaleurs si le logement offre ombrage, murs épais, bonne inertie et espaces végétalisés, ce qui compte davantage que le « standing » du mobilier.